https://www.aelf.org/2022-09-04/romain/messennLecture du livre de la Sagessenn « Qui peut comprendre les volontés du Seigneur ? » (Sg 9, 13-18)nnLecture de la lettre de saint Paul apôtre à Philémon ( 9b-10.12-17)nn« Accueille-le, non plus comme un esclave,nnmais comme un frère bien-aimé »nnÉvangile de Jésus Christ selon saint Luc (14, 25-33)nn« Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartientnnne peut pas être mon disciple »nnNous ne pouvons faire abstraction de cette nouvelle année scolaire et étudiante qui commence.nnEnfants, adolescents, jeunes étudiants, enseignants, parents, grands parents : que de monde attelé au développement de la personne.nnOui, nous allons nous préoccuper des résultats … Pour les uns les évolutions vont être source de satisfactions et pour d’autres la cause d’inquiétudes et d’interrogations…nn nnEn ce début d’année , je vous invite à ouvrir nos cœurs, à nous rendre attentifs à ce monde de l’éducation, même si nous ne sommes pas trop proches de ces réalités . Avec les jeunes, les enseignants et les parents concernés, nous rendre disponible à l’Esprit saint de Dieu pour éclairer le quotidien des uns et des autresnnIl s’agit d’avoir la conviction qu’il est tout aussi important, si ce n’est plus important de prendre en considération l’éducation, les apprentissages des personnes et leur épanouissement, plutôt que d’avoir pour seul objectif, de devenir ingénieur informatique, ambassadrice, chirurgienne, pilote automobile, grand cuisinier … ou toute autre profession…nnCe n’est pas le lieu ici d’évaluer l’enseignement secondaire ou l’enseignement supérieur…nnMais selon l’Esprit de l’Evangile, il y a place à une réflexion commune pour contribuer au développement de tout l’être et de toute personne.nnN’entendons-nous pas fréquemment ; quel métier exercez-vous ou quel métier veux-tu faire plus tard ?nnNous risquons de définir les personnes par leur travail, leur métier. Considérons toute la personne, l’être.nn nnL’autre aspect que je souhaite vous partager, c’est le climat qui entoure cette rentrée.nnJe ne peux parler à la place des jeunes ou des parents…nnLes problématiques qui se présentent à nous viennent sans aucun doute fragiliser la jeune génération… Je veux dire que les questions du dérèglement climatique, des ressources de la planète, des risques planétaires …peuvent être source d’angoisse, de peur ou de démission…nn nnLes textes de notre liturgie n’ont pas été choisis je pense en fonction de la rentrée scolaire. Pourtant, ces textes nous invitent me semble-t’il à regarder les réalités sans fuir, et sans nous décourager.nnL’humanité a toujours été affrontée à des moments de stabilité et d’instabilité, des périodes troublées qui ont impliqué que se lèvent des femmes et des hommes, qui, au nom de leur foi et de leur sens du bien commun, ont tracé des voies nouvelles pour libérer ou relever !nn nnJésus utilise un mot : préférer… Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère …. et même sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple…nnPréférer c’est choisir,nnChoisir c’est renoncer à qlelque chose qui m’attire, pour aller vers ce qui me semble préférable … La question est pourquoi cette préférence…nnSans doute n’est-ce pas par facilité, par lâcheté, ou par orgueuil…nnMais parce que c’est ce qui va me grandir, etre bon ou va me mettre en capacité de servir le bien commun, un proche, mon peuple, le monde…nn nnL’école, le Lycée, la fac ou la grande école sont des lieux privilégiésnnmais ne sont pas exclusifs…nnLa famille, les loisirs, les relations … l’Eglise …nnsont des lieux qui développent les centres d’intérêt… et ouvrent à la dimension spirituelle de l’êtrenn nnNous sommes parfois heurtés par la phrase de Jésus concernant nos attachements familiaux. Il ne nous dit pas de les compter pour rien désormais : ce serait injuste et cruel pour ceux qui nous entourent ; et ce serait contraire à tout son enseignement d’amour et tout simplement aux commandements (« tu honoreras ton père et ta mère ») ; cela veut sans doute dire : ces attachements sont bons, mais ils ne doivent pas être des entraves ; un attachement qui nous empêcherait de suivre le Christ ne serait pas un véritable amour. Le lien qui nous unit au Christ par le Baptême, notre relation au Christ et à l’Eglise au quotidien éclairent nos choix, donne sens à ce travail d’apprentissage à travers l’école, les étudesnnJ’encourage les uns et les autres à partager sur ces questions et à nourrir cette réflexion par la prière et l’EvangilennNous avons à rechercher ensemble les piliers qui vont être les bases de l’avenir des jeunes, de nos peuples, de l’humanité.nnMa réflexion a sûrement besoin d’être étayée…nnJ’espère pouvoir le faire avec vous et sous le regard de Dieu.